2ème Congrès d’Echographie

en Médecine Générale

21, 22 & 23 juin 2019

Paris. Palais des Congrès


Le Centre Francophone de Formation en Échographie organise à Paris le premier Congrès d’Échographie en médecine générale du 12 au 14 janvier 2018. Une trentaine de médecins généralistes épaulent le Professeur honoraire et Docteur Jean-Marie Bourgeois pour informer et former leurs confrères et consœurs sur ce qu’ils considèrent comme le stéthoscope du futur.

Selon les estimations du Professeur honoraire Jean-Marie Bourgeois, seuls 5% des médecins généralistes français auraient intégré l’échographe dans leur pratique quotidienne, contrairement à bon nombre de praticiens spécialistes qui assurent les échographies « bedside ultrasound » (au chevet du patient), notamment en Réanimation, en Cardiologie, en Rhumatologie, en Angiologie… Afin de remédier à la situation, le Centre Francophone de Formation en Échographie organise au Palais des congrès de Paris, les 12, 13 et 14 janvier 2018, le premier Congrès d’Échographie en médecine générale. Les participants pourront y découvrir le concept de « l’échographe, stéthoscope du 3e millénaire », échanger avec des médecins qui utilisent déjà cet appareil d’imagerie et surtout se former à sa prise en main.

 

L’échographie en médecine générale : une cause publique

Tous les travaux réalisés sur le sujet démontrent l’intérêt de pratiquer l’échographie dans l’exercice de la médecine générale en cabinet. Ainsi Marion Pla et Laurent Seyler(1) expliquent que l’échographie permet au médecin de gagner du temps, de réaliser des diagnostics plus précoces, d’apporter une évaluation immédiate aux problèmes cliniques urgents et d’orienter le patient de manière appropriée (sans engorger les services d’urgence notamment).

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Le Pr Bourgeois rappelle qu’il y a une vingtaine d’années, le Professeur Moreau, radiologue précurseur, avait proposé à la Sécurité sociale de mettre à la disposition du médecin généraliste un échographe avec l’objectif de dépister les anévrismes de l’aorte abdominale : « On mesure le bénéfice de l’outil en termes de décès évités par rupture d’AAA ! » Elsa Mani(2) note aussi que, dans de nombreux pays comme en Allemagne ou au Japon, la pratique de l’échographie est courante en soins primaires et perçue comme un prolongement de l’examen clinique, au même titre que la bandelette urinaire et la glycémie capillaire.

Enfin, pour le Pr Bourgeois, « l’échographie participe – et pourrait participer bien davantage – à dissiper le malaise ressenti par les médecins généralistes. La reconnaissance insuffisante de notre utilité par la société, par les partenaires (plus rarement par nos patients), et finalement par les médecins généralistes eux-mêmes, ne peut être redressée que par une plus grande efficience de notre discipline, notamment grâce à l’échographie. »

 

Congrès d’Échographie en médecine générale • 12-14 janvier 2018 • Palais des congrès de Paris

Droits d’accès : 280 euros • Ateliers qualifiants indemnisants proposés • www.congres-echographie.com • Télécharger le programme complet.

 

À propos du CFFE et du Professeur honoraire Jean-Marie Bourgeois

Le Centre Francophone de Formation en Échographieest un organisme dispensateur de formation en Échographie-Doppler depuis plus de 20 ans. Basé à Nîmes, il a formé plus de 6500 médecins. Son président, le Pr Jean-Marie Bourgeois, a consacré sa carrière universitaire, en tant qu’enseignant et praticien, à la formation du médecin généraliste à l’Écho-Doppler. Il a créé le premier Diplôme Universitaire d’Échographie ouvert également à ces médecins en 1980 à la Faculté de Montpellier, puis le premier DIU en collaboration avec la Médecine Nucléaire de Limoges et de Paris (Pitié Salpêtrière) et la Radiologie de Lyon. Également président de l’Ecole d’Échographie Sans Frontières (EESF), il est l’auteur d’ouvrages formant à l’Échographie (Les mécanismes de formation de l’image en Échographie et Manuel d’Échographie en pneumologie, chez Sauramps Médical).

 

(1) Marion Pla et Laurent Seyler, « Pratique de l’échographie dans l’exercice de la médecine générale en cabinet ; perceptions des praticiens », Médecine humaine et Pathologie, 2016.

(2) Elsa Mani, « Utilisation de l’échographie par les médecins généralistes en France : enquête descriptive », Médecine humaine et pathologie, 2016.

L’échographie en médecine générale : un bénéfice pour la pratique. Dr Patricia MARTEL.


Quotidien du Médecin Web

05-09-2017 https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/les-medecins-generalistes-passent-a-l-echograhie-1511805730


L’échographie est un outil qui ne cesse de prendre de l’ampleur dans de multiples spécialités médicales, avec notamment un essor récent dans les domaines de l’urgence et de l’anesthésie-réanimation. Aujourd’hui, de plus en plus de praticiens réalisent leurs propres échographies.

Si en médecine générale, l’outil n’en est encore qu’à ses débuts, il serait, d’après le Pr Jean-Marie Bourgeois*, susceptible à la fois de « révolutionner la pratique des médecins généralistes » et « de régler les problèmes d’accès aux soins ». Le premier congrès d’échographie spécifiquement destiné aux généralistes aura d’ailleurs lieu en janvier 2018.

Une amélioration du service rendu au patient

La plupart des médecins généralistes qui pratiquent l’échographie en cabinet déclarent qu’ils ne pourraient plus s’en passer, car dès lors qu’ils commencent à l’utiliser, ils ont le sentiment que l’outil révolutionne leur pratique (1). Pouvoir réaliser une échographie à son propre cabinet c’est en effet gagner du temps dans un contexte où les délais d’attente de rendez-vous dans des cabinets de radiologie sont parfois très longs (et l’échographie prend tout son sens en milieu isolé), c’est permettre des diagnostics et des traitements plus précoces, apporter une évaluation immédiate aux problèmes cliniques urgents et guider de manière appropriée l’orientation du patient (2). Aussi, les médecins qui l’utilisent notent-ils une diminution du nombre de patients adressés aux urgences (2). Enfin, son utilisation permet de limiter les recours inutiles à une hospitalisation, un spécialiste, une imagerie ou au contraire d’affirmer la nécessité de ce recours (1).

Un outil valorisant

« Au-delà du service rendu au patient, l’échographie est un outil valorisant pour le praticien qui se sent plus autonome dans la prise en charge globale de son patient, ajoute le Pr Bourgeois ; valorisant aussi pour la spécialité « médecine générale », pour laquelle l’outil serait à même, selon lui, de revaloriser la place, le statut, et la prestation rendue. » « Surtout, ajoute-t-il, l’échographie est un formidable vecteur de communication avec le patient, car plus que les mots, l’image possède la force de convaincre en permettant quasiment au patient de « faire son diagnostic » et favorise par là-même son adhésion ». Et quand on sait qu’en médecine générale, de nombreuses consultations servent avant tout à calmer l’anxiété du patient par rapport à une crainte, on mesure le bénéfice de l’outil en termes de gain de temps et de persuasion. D’ailleurs, dans de nombreux pays comme en Allemagne ou au Japon, la pratique de l’échographie est courante en soins primaires (3) et perçue comme un prolongement de l’examen clinique, au même titre que la bandelette urinaire et la glycémie capillaire.

Des obstacles qui n’en sont pas

Des freins à la pratique de l’échographie existent en France chez les généralistes ; freins qui, d’après le Pr Bourgeois, relèvent davantage d’une méconnaissance que d’une réalité objective. Parmi les obstacles le plus souvent cités, on retrouve l’investissement financier et la rentabilité de l’appareil (3), la place incertaine de l’échographie dans l’activité du médecin généraliste ou la cotation des actes. « Chaque acte bénéficie pourtant d’une cotation dans la nomenclature et donc d’une facturation précise, explique le Pr Bourgeois, et le coût de l’appareil est vite rentabilisé dès lors que le médecin l’utilise ». Autres obstacles fréquemment cités : la difficulté de la formation, le côté réputé très « opérateur-dépendant » de la technique et le risque médico-légal (1, 4). « Souvent le médecin généraliste pense que l’outil est trop difficile à maîtriser ou que ça lui demandera beaucoup de temps. J’explique qu’il faut d’abord apprendre un diagnostic et le pratiquer. Puis, en apprendre un autre. Il ne s’agit pas de connaître toute l’échographie mais de se concentrer uniquement sur les actes rapides et faciles dont la sensibilité et la spécificité sont très grandes ; on écarte ainsi le risque médico-légal. »

Privilégier les diagnostics faciles et rapides

Dans la formation de premier niveau que propose le Pr Bourgeois, ne sont enseignés que ces gestes diagnostiques sensibles et spécifiques dans des situations clinico-échographiques sûres. Selon les généralistes qui l’utilisent, les indications pour lesquelles l’échographie est particulièrement utile sont la suspicion de goitre ou de nodule thyroïdien, la suspicion de thrombose veineuse profonde, d’artériopathie oblitérante des membres inférieurs symptomatique chronique ou la surveillance de l’anévrysme de l’aorte abdominale. Ces derniers rejettent d’ailleurs d’eux-mêmes les diagnostics dits « opérateur-dépendants » ou les indications trop spécialisées. En échographie, certains gestes sont à la portée de tous et peuvent conforter un diagnostic de façon immédiate (5), comme dans le cas de la thrombose veineuse profonde. Simplicité d’accès, facilité et rapidité d’utilisation, caractère non invasif et non irradiant, l’échographie possède donc beaucoup d’atouts qui en font un outil particulièrement adapté aux soins de premier recours et avec lequel les généralistes trouveraient avantage à se familiariser.

Dr Patricia Martel

* Le Professeur Jean-Marie Bourgeois est médecin généraliste, formateur en échographie et créateur du premier DU d’échographie destiné aux généralistes.

1) Lemanissier M. L’échographe, deuxième stéthoscope du médecin généraliste ? Validation d’une première liste d’indications d’échographies réalisables par le médecin généraliste. Thèse de doctorat : médecine. Toulouse : 2013.

2) Pla M, Seyler L. Pratique de l’échographie dans l’exercice de la médecine générale en cabinet : perceptions des praticiens. Thèse de doctorat : médecine. Grenoble : 2016.

3) Many E. Utilisation de l’échographie par les médecins généralistes en France : enquête descriptive. Thèse de doctorat : médecine. Bordeaux : 2016.

4) Blanchet T, Thierry R. Obstacles à la pratique de l’échographie par le médecin généraliste au cabinet : étude qualitative. Thèse de doctorat : médecine. Grenoble : 2015.

5) Cibois-Honnorat I. Échographie en médecine générale. Paris : Sauramps Médical ; 2017.

 

Caducee.net Décembre 2017

http://www.caducee.net/actualite-medicale/13754/premier-congres-d-echographie-en-medecine-generale-paris-12-14-janvier-


FRANCE BLEU, du 28 novembre 2017



QUOTIDIEN DU MEDECIN, WEB, du 5 septembre 2017

▶︎ LES MEDIAS :

press book 2018, cliquer sur :

pressbook_congresCFFE2018_180226_light.pdf